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Montréal - Paul-Henri Mathieu de mieux en mieux

Par Emmanuel PIONNIER

Paul-Henri Mathieu impressionne depuis le début de la semaine semblant de plus en plus à l'aise sur les courts du tournoi de tennis de Montréal, à l'image de sa qualification pour les quarts de finale face au Belge Olivier Rochus, 6-1, 6-2, jeudi.

Le public français avait laissé le pauvre Mathieu abattu par sa piteuse défaite le 17 juillet dernier à Moscou face à Igor Andreev (6-0, 6-2, 6-1) dans le match décisif du quart de finale de la Coupe Davis face à la Russie.
Le public québécois a retrouvé un Mathieu fringant qui passe les tours allègrement.
Après avoir créé la surprise du premier tour en sortant l'Américain Andy Roddick, tête de série N.3 et fraîchement auréolé de son titre à Washington, le Français s'est sorti d'un piégeux duel face à son compatriote Arnaud Clément mercredi soir.
Et après six petites heures de sommeil, le grand droitier (1,85 m) a ressorti les raquettes jeudi matin pour une démonstration.

Le pauvre Belge, pourtant plein de bonnes intentions, a été inexistant face aux coups de boutoir de son adversaire, supérieur dans tous les compartiments.
"Je fais un superbe match contre Roddick mais là, c'est certainement mon meilleur de la semaine", a commenté le jeune homme (23 ans) qui semblait intouchable.


Refuge et réconfort

Pourtant après la morne campagne moscovite, la résurrection canadienne n'était pas évidente à deviner.
Malade la semaine après la Coupe Davis au tournoi de Stuttgart, Mathieu avait cédé sans gloire à son deuxième match et avait été contraint de renoncer a l'épreuve de Kitzbuhel.
Finalement le repos remit sur pieds Mathieu, révélé en 2002 par ses deux titres (Lyon et Moscou) et par son fait d'armes: il fut le dernier joueur à avoir battu le légendaire américain Pete Sampras.
"Avant de venir à Montréal, j'ai fait une grosse semaine de travail avec des entraînements difficiles", a expliqué Mathieu presque aussi à l'aise en français qu'en anglais grâce à ses trois années passées dans la fameuse académie Nick Bollitieri.
Et la semaine passée dans les coursives de Roland-Garros fut aussi celle du renforcement de sa collaboration avec son nouvel entraîneur.

Obligé de quitter Patrice Hagelauer au printemps, après qu'il fut reproché à ce dernier par certains joueurs de cumuler les fonctions d'entraîneur de l'équipe de France de Coupe Davis et de Mathieu, le Français trouva refuge et réconfort auprès de Thierry Tulasne.

Et depuis Mathieu va mieux.

 

 
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