PAUL-HENRI MATHIEU, quel est votre sentiment après ce beau succès ?
PHM : "C'est une grande victoire mais je sentais que je pouvais le battre. Il y a deux ans j'ai battu de grands joueurs et je savais que l'occasion se représenterait. Quand je reviens après m'être fait breaker dans la première manche, je sais que je vais avoir ma chance. J'ai bien lu son service. A 3 à 1 en ma faveur dans la seconde manche, il y a un jeu important et je réussis à résister pour mener 4 à 1. C'est un moment important du match. En fait, j'ai surtout essayé de jouer long et de ne pas faire de fautes. Battre un Top 5 donne confiance, mais maintenant je dois essayer d'aller plus loin".
Quelle place a cette victoire dans votre carrière ?
PHM : "Je dirais que c'est l'une des cinq plus belles. La plus belle est celle contre Pete Sampras (l'Américain) en 2002 à Long Island. Je fais le meilleur match de ma carrière ce jour-là. En plus, je suis le dernier à l'avoir battu puisqu'il a arrêté sur le tournoi suivant qu'il a gagné (l'US Open). Faudrait lui demander s'il se souvient de mon nom. Je sais que j'étais triste de l'avoir battu sachant qu'il arrêtait peu après mais sa victoire à l'US Open m'a fait plaisir. J'ai aussi aussi battu Safin à Moscou chez lui".
Est-ce que cela ouvre l'appétit alors que la saison sur ciment débute ?
PHM : "C'est un nouvel élan. D'autant que cela fait deux ans que j'essaye de revenir. Après ma belle saison 2002 (2 victoires sur le circuit ATP), j'ai connu des moments difficiles en 2003 et surtout en 2004 où je suis blessé pendant huit mois. Après la Coupe Davis (mi-juillet), je suis malade à Stuttgart et donc je renonce à Kitzbühel. Mais maintenant, c'est difficile de se fixer des objectifs car quand on n'est pas tête de série dans les tournois, on peut être bloqué par le tirage au sort. A l'US Open, je peux très bien tomber sur Roddick et perdre". |