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Pour ses retrouvailles avec les Russes après la finale perdue à Bercy en 2002, Paul-Henri Mathieu avait fort à faire. Face à lui se dressait l'une des révélations de la saison : Nikolay Davydenko. Inattendu demi-finaliste des Internationaux de France, le 7e joueur mondial faisait son retour à la compétition. A Wimbledon (deuxième tour) comme à Gstaad (premier tour), il avait abandonné à cause d'une douleur au poignet droit.
Mathieu incisif
Incertain jusqu'au jour du tirage au sort, Davydenko n'a finalement pas déclaré forfait comme Marat Safin, opéré du genou. Quelques jours de repos et des soins ont permis au vainqueur de Sankt-Pölten de pouvoir défendre les couleurs de son pays.
Peut-être à court de compétition, le joueur le mieux classé de ce quart de finale est en difficulté d'entrée. Entre ces deux joueurs adeptes des longs rallyes de fond de court, le dernier mot reste à Paul-Henri Mathieu. Incisif, il se procure deux balles de set à 5-4 en sa faveur sur le service adverse. Ces 5e et 6e opportunités dans la manche initiale de prendre l'engagement russe, "Paulo" les manque en envoyant deux coups dans le filet.
"Il ne m'a pas laisser respirer"
Rassuré par ce sauvetage, Davydenko revient à 5-5 et breake derrière : 6-5 Russie ! Un nouveau revers dans le filet empêche Mathieu de s'offrir un jeu décisif. D'un service gagnant, le numéro un russe se procure une première balle de set sur laquelle le Français commet encore la faute (61 au total pour le Français) : 7/5 Russie.
Déboussolé par ce manque de réussite et cet adversaire qui semble impossible à déborder, PHM vit un trou noir. A partir de 5-4 dans le premier, il perd quatorze des dix-huit jeux suivants et se retrouve distancé 7/5, 6/2, 5-2. "A partir de 5-4, il m'a fait énormément courir, et j'ai manqué un peu de jambes, constatait Mathieu. Davydenko a mis beaucoup de rythme en jouant vite et en prenant la balle tôt. Il ne m'a pas laisser respirer."
Comme en 2002
Servant pour le match, Davydenko relâche son étreinte. Il ne concrétise pas ainsi quatre balles de match aux 8e et 10e jeux. Avec tout son courage, Mathieu revient à 5-5 après avoir pris pour la première fois l'engagement adverse à 5-2 à sa 11e balle de break (et une deuxième fois à 5-4). C'est son chant du cygne. Il cède les deux jeux suivants et le match sur un… revers dans le filet. Comme à Paris en 2002, France et Russie se retrouvent à égalité 1-1 au terme du premier jour. Le double s'annonce capital…
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