Paul-Henri, inutile de vous demander dans quel état vous vous trouvez…
Je suis forcément très déçu. C’était difficile aujourd’hui. Il y a des jours comme ça…
C’était un vrai cauchemar sur le court ?
Oui. Je n’étais pas très relâché. Je n’arrivais pas à me libérer tandis que mon adversaire faisait un match incroyable. Je me demandais si ça allait s’arrêter à un moment ou un autre. Ça n’a pas été le cas.
Est-ce qu’on se sent impuissant ?
Presque même si je pensais vraiment qu’il allait commencer à jouer un peu moins bien et que ça allait me redonner du punch. Sur des matchs en cinq sets, il y a souvent des retournements de situation. Aujourd’hui, il ne m’a pas laissé beaucoup d’occasions. Tout le mérite lui en revient.
Le fait de ne pas avoir d’entraîneur régulier peut-il expliquer votre manque de forme ?
Ça fait seulement un mois que je n’ai pas d’entraîneur (Ndlr : En fait, il a été provisoirement entraîné par Patrice Hagelauer pendant Roland-Garros). En Coupe Davis, l’entraîneur n’est pas avec vous donc ça n’a rien à voir. C’est difficile de faire des matchs comme à Alicante ou Strasbourg. Je ne suis pas dans les trois premiers mondiaux et j’ai encore beaucoup de marge de progression. Depuis mes blessures, je n’ai pas retrouvé mon niveau de jeu. Ça prend du temps et c’est très difficile de revenir.
Comment se relève-t-on d’une telle claque ?
Je ne sais pas encore. Je vous le dirai dans deux mois. Je suis surtout déçu pour toute l’équipe de France. Samedi, Mika et la « Clé » ont fait un grand match en double. Ne pas avoir pu faire la même chose me déçoit. Mais vous savez, j’ai déjà vécu des choses beaucoup plus difficiles qu’aujourd’hui.