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Paul-Henri Mathieu : "Apporter mon premier point"

(23/09 - 15h15) - Deux ans après la finale perdue contre la Russie à Paris, Paul-Henri Mathieu revient en Coupe Davis pour un autre choc. Un retour auquel il ne croyait pas. L'Alsacien n'a désormais plus qu'une idée en tête : donner un point à l'équipe de France.


Paul-Henri, vous avez le redoutable honneur d’ouvrir cette demi-finale contre Carlos Moya. C’est un match formidable en perspective…
C’est sûr. Ça va être un beau match et je suis content de pouvoir commencer sur un court comme celui-là. Cela va être quelque chose de fabuleux.

L’environnement vous plaît ?
On a été très impressionnés la première fois que l’on est entrés sur le court. C’est vraiment une belle arène.

Que vous inspire Carlos Moya, votre adversaire vendredi ?
Déjà, il a gagné Roland-Garros ! C’est un très bon joueur, ce ne sera pas facile, mais je vais faire le maximum. Il joue bien sur toutes les surfaces. Il est complet. Ce n’était pas mon idole lorsque j’étais petit, cela peut aider…

Comment allez-vous aborder cette rencontre, deux ans après la finale de la Coupe Davis perdue contre la Russie à Paris en 2002 ? Eprouvez-vous un sentiment de revanche ?
Non, pas vraiment. Mais c’est sûr que j’ai envie d’apporter mon premier point à l’équipe de France.

Si on vous avait dit, début juillet, que vous seriez deux mois plus tard dans les arènes d’Alicante pour défendre les couleurs de la France, l’auriez-vous cru ?
Je ne l’aurais jamais cru. Je reviens de très loin. Je n’ai pas vécu une année facile. Je suis surpris d’être là aujourd’hui, mais je vais essayer de saisir ma chance au maximum.

A quel niveau se jouera, selon vous, la victoire face à Moya ? Le contrôle des émotions sera-t-il primordial ?
A ce niveau-là, et dans ce type d’épreuves, tout se joue dans l’attitude. Il faut avoir une bonne attitude, être tout le temps positif, et donner en permanence le maximum. Après, on verra bien… On devra leur montrer que l’on est présents du début à la fin, que l’on a envie de gagner et que cela va être dur pour eux.

Quel est le meilleur moyen d’aborder cette rencontre face à l’Espagne ? Avec modestie parce que vous n’êtes pas favoris ; ou en vous disant que vous allez tout bousculer ?
On va aller de l’avant. On n’est pas favori sur le papier, mais on a toujours une petite chance. On n’a rien à perdre, on a au contraire tout à gagner.

On vous sent plus serein qu’en 2002…
J’ai peut-être mûri. J’ai été blessé l’année dernière, cette année encore. Cela fait relativiser.

 

 
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