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"Je suis prêt "

Paul-Henri Mathieu pourrait bien être la grande surprise de ce week-end de Coupe Davis. Après s'être notamment illustré à Roland-Garros en atteignant les huitièmes de finale, il a convaincu Guy Forget de faire appel à lui pour le stage de préparation. Une première sélection est même possible pour "Paulo", qui se dit prêt à relever le défi.

Paul-Henri, pouvez-vous nous raconter votre semaine ?
- Tout est nouveau pour moi. Cela dit, je me suis vite intégré dans le groupe. Ils ont tous été sympa, je n'ai eu aucun problème à m'adapter. Cela fait plaisir de vivre quelque chose comme ça, avec toute l'équipe.

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
- Sans doute le professionnalisme de cette équipe de France. Nous, les joueurs, nous avons juste à jouer sur le terrain, tandis que le staff s'occupe de tout en dehors. On s'entend vraiment bien et il y a une bonne ambiance.

Comment trouvez-vous l'équipe ?
- Je pense que ceux qui vont jouer en simple et en double seront prêts le jour J. De ce côté-là, il n'y a pas de problème.

Avez-vous fortement ressenti l'esprit collectif de l'équipe de France en arrivant ici ?
- C'est vrai que l'on est tous proches, on se connaît vraiment bien, il y a un bon état d'esprit. C'est vraiment sympa d'être avec les autres joueurs et le staff. On fait tout ensemble : on mange matin, midi et soir ensemble, on joue aux cartes ensemble, on est tout le temps ensemble. C'est ça qui fait l'esprit collectif de cette équipe.

Comment vous êtes-vous mis dans l'état d'esprit d'un sparring-partner, voire d'un sélectionnable sachant que tous les joueurs de simple ne sont pas au top physiquement ?
- Dès le début, Guy m'a prévenu que je devais me mettre dans la peau d'un éventuel joueur de simple. Il m'a dit de tout faire comme si j'allais jouer en simple. Je me suis donc préparé de façon à ne pas être impressionné s'il me demandait de jouer. Et si cela arrive, je serai prêt. Depuis le début, je pense que je suis prêt.

Rejouer sur le court Philippe-Chatrier, où vous avez de bons souvenirs depuis le printemps dernier, vous a-t-il procuré de bonnes sensations ?
- Pendant les entraînements, oui. Pourtant, je n'y avais joué qu'un match (NDLR : face à Andre Agassi lors des Internationaux de France 2002). Mais j'étais passé tout près de l'exploit et cela fait bizarre de revenir là !

Vous avez une particularité par rapport aux autres Français : vous connaissez Andy Roddick depuis plus longtemps qu'eux puisque vous l'avez affronté chez les juniors. Même si ce n'est plus tout à fait le même joueur, que pouvez-vous nous dire de ses points forts et de ses faiblesses ?
- C'est un joueur très solide, avec beaucoup de hauts et de bas. Il lui arrive encore d'avoir des passages à vide pendant un match, mais quand il joue bien, il joue vraiment très bien ! C'est un joueur très complet, qui possède un bon service et un bon coup droit. Et en le voyant jouer, je trouve qu'il fait de moins en moins de fautes.

Comment peut-on le gêner ?
- Quand il se sent dominé sur le court, ça l'énerve, ça le frustre. En général, c'est lui le patron sur le court. Et quand il voit que quelqu'un lui est supérieur, il panique un peu. C'est en tout cas le souvenir que j'ai de lui.

Vous êtes le dernier homme à avoir battu Sampras. Que ressentez-vous par rapport à ça ?
- Je suis content ! Après ma victoire sur Sampras, tout le monde disait qu'il était sur la pente descendante. Moi, je ne disais rien. Puis, quand il a gagné l'US Open, cela a valorisé ma victoire. Je suis donc fier de l'avoir battu avant !

Que représente la Coupe Davis, qui plus est à Roland-Garros, quand on a vingt ans ?
- C'est un grand moment. Pour ma première sélection, être ici à Roland-Garros en demi-finale, c'est fantastique ! Ce qui est génial, en Coupe Davis, c'est de jouer pour son pays, alors que toute l'année, on le fait uniquement pour soi-même. Je suis vraiment fier de faire partie de l'équipe de France.

Avez-vous des souvenirs de cette compétition en tant que spectateur ?
- Je me souviens un peu de la finale de 1991. Je ne sais plus si je l'ai vue en direct ou non, mais j'ai des images qui me sont restées en tête parce que je l'ai revue par la suite. C'était un grand moment.

Et la finale mémorable de l'année dernière ?
- Je ne l'ai pas vue ! C'était pendant la nuit et je devais dormir parce que j'étais en tournoi ! "

 

 
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